La mise en œuvre à très court terme de cette nouvelle « Constitution financière » représente un défi considérable pour l'Etat : nouveaux budgets ministériels, nouvelle comptabilité, nouveaux modes de gestion, nouveaux systèmes d'information.
La principale innovation pour les administrations est le passage d'une culture de moyens et donc hier de contrôle à une culture d'objectifs et de résultats, aujourd'hui d'évaluation. Le cadre de gestion est désormais centré sur la responsabilisation des gestionnaires et le contrôle de la performance formalisée par un rapport annuel.
Avec la LOLF, l'organisation des budgets ne se fait plus par titres et par chapitres mais par missions et programmes.
Liens entre Missions, programmes et actions
Formaliser la stratégie
Missions
Traduire les objectifs
Programmes
Décliner les plans d'actions
Actions
Mesurer les réalisations
Rapport annuel de performance
En outre, le projet prévoit une comptabilité de type privé visant à mieux apprécier la situation financière et patrimoniale réelle et une comptabilité analytique fondée sur l'analyse des coûts des différentes actions des programmes.
L'introduction de cette logique de performance est un changement majeur pour les 3 millions d'agents de l'Etat qu'il est nécessaire d'accompagner.
La réforme sur le terrain mobilise l'ensemble des acteurs concernés autour des réflexions suivantes :
Définir les objectifs et identifier des indicateurs de résultats pertinents et fiables
Accompagner les hommes et les femmes face à un environnement changeant
Instaurer une nouvelle gestion des ressources humaines
Mettre en place des outils d'informations et de décisions
La LOLF et en particulier la déconcentration imposent aujourd'hui une organisation centrée sur les actions qui contribuent à atteindre les objectifs fixés par les missions :
MESURE => DECISION => ACTION => REACTION
Bref, les différents acteurs de l'Etat doivent pouvoir PILOTER.
Cette évolution créée les conditions d'un vrai contrôle de gestion et implique la mise en œuvre au sein des administrations de tableaux de bord.
On parle de tableau de bord par analogie avec les tableaux de bord d'un véhicule ou d'un avion. On a besoin d'informations en temps réel, précises, et utiles pour pouvoir assurer le pilotage de l'organisation. Nous pouvons aller plus loin dans la métaphore en tenant compte du GPS et autres outils d'informations qui offrent des précisions pertinentes à une meilleure prise de décision.
C'est donc un outil d'aide à la décision…
Le tableau de bord doit permettre aux responsables de trouver rapidement les éléments dont ils ont besoin pour guider leurs actions et prendre des décisions.
C'est un système d'alerte qui fait ressortir tout ce qui semble anormal pour permettre de réagir au plus vite.
Il permet de diagnostiquer les points faibles et donc de déclencher des analyses plus approfondies pour d'éventuelles actions de corrections.
… un instrument de mesure de la performance
«
On ne mesure pas pour contrôler mais pour piloter »
La LOLF rend nécessaire l'établissement d'indicateurs pertinents. Ils doivent servir à définir les objectifs et à comparer les résultats avec le réalisé. C'est un moyen de déceler les bonnes pratiques et les marges d'amélioration.
Pour garantir l'efficacité de la démarche, les utilisateurs doivent être à l'origine du choix de ces indicateurs qui seront ainsi plus proches de leurs préoccupations et possibilités d'actions.
… un moyen de communication
C'est un outil de dialogue puisque chaque utilisateur doit pouvoir le commenter et rendre compte à son supérieur de la réalisation de ses objectifs
C'est un outil qui favorise la communication et les échanges d'informations entre collaborateurs grâce à un langage commun, compréhensible de tous.
Mais c'est surtout une démarche de progrès au sein des services publics !
L'utilisation de tableaux de bord dans les services publics ne constitue pas une innovation. Cependant, l'évolution en cours réactualise les réflexions sur leur utilité et leur mise en œuvre.
Les informations utiles au pilotage et à l'aide à la décision sont généralement disponibles mais ne sont pas toujours organisées et structurées pour optimiser leur efficacité.
Dorénavant, les agents de l'état ont besoin d'indicateurs pertinents et utiles correspondant à la nature de leurs responsabilités pour anticiper les actions à mener.
Grâce à ces outils de pilotage, il sera possible d'opérer des choix stratégiques mais également de rendre compte de l'utilisation des crédits. Non seulement les dépenses publiques sont mieux renseignées mais le pilotage budgétaire est conforté.
Comment pouvons nous vous aider dans le respect des recommandations de la Moderfie?