Le balanced scorecard - les principes et notre vision
Trop de vision à court terme, de prédominance de la mesure de performance financière, de contradictions dans la conduite de la stratégie ont conduit au succès du balanced scorecard.
Notre expérience : cet outil a une vraie place à côté du budget et des tableaux de bord de suivi pour :
Synthétiser les critères de pilotage majeurs,
Avoir un tableau de bord de PROGRES,
Servir de consensus sur ce à quoi l'entreprise doit ressembler dans 5 ans, dans 10 ans
BSC (balanced scorecard) : nous aimons aussi parler de tableau de bord stratégique (TBS) plutôt que de tableau de bord prospectif.
Notre vision : intégrer le balanced scorecard pour aller au-delà de la performance critique et piloter la stratégie
Passer de la performance critique à la stratégie gagnante =
Le rôle de la culture, de l'innovation, de la confiance, de l'écoute
+ le rôle de l'outil BSC
Le balanced scorecard est très utile en tant qu'outil de pilotage. Il a une place à prendre pour rééquilibrer la mesure de performance vers plus de stratégie, plus de long terme sans être moins opérationnel,
Il est encore plus utile s'il s'insère dans une vraie fonction de pilotage de la stratégie : qui en est chargé ? Comment collaborent les RH, le contrôle de gestion et la qualité dans ce domaine ? Quelles actions de réflexion sont nées et sont appliquées en construisant le BSC ?
La méthode proposée ne vaut que si vous souhaitez élaborer un outil de suivi de la stratégie :
Qui porte une ambition stratégique,
Qui montre la voie aux progrès que l'entreprise doit faire
Elle n'est pas applicable si votre objectif n'est que de choisir les 20 indicateurs existants les plus importants. Cela ne traduit pas une volonté de progrès, d'amélioration
Les 3 caractéristiques du TBS - un indicateur fait partie du TBS s'il possède l'une de ces 3 caractéristiques
Porter l'ambition de progresser :
Il porte alors sur un endroit où la performance critique n'est pas atteinte ou sur un facteur clé de succès
Mettre en évidence la valeur pour le client final :
Cela est facile lorsque on interroge les services proches du clients, cela doit être mené également pour les services support et pour les services loin des clients. L'exercice est très intéressant de voir émerger alors une valeur plus importante que celle de bien remplir la mission du service,
Suivre des éléments sous contrôle, mais les plus importants :
Ces éléments ne sont à porter dans un tableau de bord stratégique que si leur mauvaise performance a des conséquences désastreuses pour l'entreprise,
Cela revient à exclure du BSC des indicateurs correspondant à des éléments sous contrôle. Leur importance est grande, mais l'entreprise a atteint une telle maîtrise de cet élément que son suivi n'est plus nécessaire à un niveau stratégique mais seulement dans un tableau de bord opérationnel.
Passer du balanced scorecard au pilotage de la stratégie
L'outil ne vaut que si il permet à chaque destinataire de l'information, à chaque manager de répondre à la question : " quelle est ma contribution à la stratégie ? "
Question qui peut paraître inutile voire évidente à certains, et pourtant :
Les objectifs stratégiques sont-ils clairement formulés ?
Sont-ils partagés ?
Les messages ne sont-ils pas contradictoires ?
Piloter la stratégie, c'est pour chaque manager passer :
de la contribution à la mission de son service
à la contribution à la stratégie,
C'est :
Appréhender du sens, comprendre les principales décisions,
Savoir justifier ses plans d'action par les attentes des clients, même pour les services support ou les services loin du client,
Top managers :
1ère étape : fixation d'objectifs à LT
Version 1
les indicateurs existants
Middle managers
2ème étape : Communication des objectifs stratégiques, des cartes de leviers,
" j'ai compris la stratégie "
Trouver
Des modalités impliquantes de réflexion / décision
Version 2
les indicateurs à créer
3ème étape : Appropriation de la stratégie, travail personnel et collectif :
" je vois ma contribution à la stratégie, j'oriente mieux mes actions vers les objectifs stratégiques "
Un peu de communication,
Beaucoup de réflexion / décision / suivi d'action
Notre position sur l'apprentissage organisationnel
Le déploiement efficace d'une stratégie subit de nombreux freins dans l'entreprise :
Des éléments de pression inhibant la prise de décision sereine et risquée en même temps (les actionnaires réclamant une rentabilité élevée sans prise de risque, le fameux prix de marché dont on ne peut pas sortir, etc),
L'envie de recopier plutôt que d'imaginer (le principal concurrent, ce qui a déjà réussi dans ma précédente entreprise, les effets de mode, etc)
Un mode managérial fondé sur la connaissance plutôt que le comportement
Face à ces freins, Alpha Cen souhaite donner une importance particulière à l'apprentissage organisationnel et notamment aux comportements :
Quelles sont les valeurs de l'entreprise et se traduisent-elles vraiment dans les comportements des hommes ?
Les managers sont-ils forts (cela ne veut pas dire dominant) pour écouter leurs équipes sans peur de perdre leur pouvoir ?
Les opérationnels sont-ils forts pour soumettre leurs idées et les faire avancer ?
Le BSC sera d'autant plus utile que il incorporera des indicateurs portant sur les compétences, mais aussi sur les comportements afin d'aller plus loin que les indicateurs traditionnels tels que l'absentéisme ou les jours de grève qui traduisent un climat social de manière négative alors qu'il est possible de le mesurer de manière positive par les comportements.